Friday, October 2, 2009

Bressuire : Deux-Sèvres (Poitou)

Au coeur du bocage poitevin, la région de Bressuire (l'ancienne Berzoriacum celte) au Nord du département moderne des Deux-Sèvres relevait du Haut-Poitou, ancienne zone de marche entre la France septentrionale et la France méridionale. Des traces d'activité humaine datant d'il y a plus de 5000 ans sont relevées notamment à Thouars au tumulus de la "Motte des Justices". C'est cependant probablement l'invasion celte qui a donné consistance au Poitou qui est l'héritier de l'extension territoriale de l'ancienne peuplade des Pictons. La langue vernaculaire de l'endroit est une langue d'oïl de la variété poitevine-saintongeaise (entre Gironde et Loire), et c'est elle qui a formé les patronymes locaux si typiques (abondance du suffixe diminitif -eau).

In the heart of the Poitevin hedged farmland, the region of Bressuire (the former Celtic Berzioracum) in the North of the modern département of Deux-Sèvres used to belong to High Poitou, a former zone of contact between Northern and Southern France. Signs of human activity older than 5000 years were found in Thouars, particularly in the tumulus found in "Motte des Justices". Yet, Celtic invasion probably configured Poitou heir to the territorial extension of the ancient Pictones. The vernacular language is a Poitevin-Saintongeais modality of "langue d'oïl" (spoken between the Gironde and Loire rivers) which helped the formation of local surnames (known for the abundance of diminutive suffix -eau).


  • Echantillon représentatif / Sample :
Taille réelle / Full Scale

  • Analyse anthropologique sommaire / Brief anthropological analysis :

- Type 1 :
Moyennement brun, brachymorphique, tête ronde, petit nez épaté, yeux petits et éloignés
~ Alpin

Midly dark, brachymorphic, round-headed, little puffy nose, little and wide-set eyes
~ Alpinid



C'est le type poitevin de l'intérieur par excellence et nettement dominant. Une variante assez extrême et plus anguleuse laisse apparaître des traits pseudo-mongoloïdes stupéfiants. La fréquence de ce trait dans l'échantillon interdit de douter de la réalité de ce fait.

This is the archetypal inland Poitevin type and it's overwhelmingly dominant. A very extreme and more angular variant exhibits stunning pseudo-mongoloid traits. The frequency of this trait in the sample doesn't allow us to doubt its reality.




- Type 2 : De clair à brun, leptomorphique, menton pointu, long nez droit implanté haut, yeux clairs
~ Atlantide

From light to dark, leptomorphic, pointy chin, high-rooted and long straight nose, light eyes
~ Atlantid



Type classique de l'Ouest français / Classical Western French type.


  • Morphotypes finaux / Final morphotypes :

14 comments:

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  2. Je crois que c’est votre publication qui est la plus proche de l’apparence des Québécois! Elle détrône celle du Saintonge : Barbezieux (Charente).

    Les Québécois sont plutôt dans l’ordre de vos publications à ce jour :
    1. Bressuire : Deux-Sèvres (Poitou)
    2. Saintonge : Barbezieux (Charente)
    3. Bessin : Caen (Normandie)

    Je tiens à souligner que les Québécois de type alpin sont très proches de votre type 1 alpin « normal » et du type poitevin. Les Atlantide sont très semblables aussi mis à part le troisième homme qui à des yeux qui m’ont parue un peu étrange. Peut-être les yeux sont trop grands et ronds pour un Québécois?

    D’ailleurs, j’ai pour vous un site très intéressant si vous voulez approfondir vos connaissances sur le Québec.

    http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/francophonie/HISTfrQC_s1_Nlle-France.htm

    Le site possède quelques chiffres sur les régions d’origines des colons, la colonisation et les débuts de la langue française en Amérique.

    Bonne lecture en espérant ne pas trop vous casser les pieds avec mon obsession sur le Québec! haha

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  3. Je suis au contraire très intéressé par le Québec, son histoire, son avenir. Il me semble évident au vu de ce que je sais des Québécois que ceux-ci sont essentiellement de phénotypes "poitevins" au sens large (à savoir que cela inclut également la Vendée où domine le type 2 qui dans sa variété la plus brune a été pour les Anglo-Canadiens le fait ethnique distinctif le plus saillant). Culturellement également, nous ne savons toujours pas ce qui a pu relever de la culture royale parisienne et de la culture provinciale de l'Ouest dans l'ethnogénèse du Québec.

    J'ai envisagé de me préoccuper du Québec mais l'on m'a fait savoir que les migrations internes à la Nouvelle-France rendaient l'entreprise sans fondement, sauf peut-être en Gaspésie.

    Je peux actualiser ce blog avec la région de votre choix si vous le souhaitez, je n'ai pas d'ordre défini.

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  4. Vos introductions historiques et linguistiques sont toujours très intéressantes Heraus.
    Sauriez-vous dans quelle mesure la langue limousine aurait survécu en Poitou et participé à son particularisme (s'il y a) au sein des langues d'oïl?

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  5. A ma connaissance essentiellement livresque (mon livre de référence est le Manuel de linguistique romane d'Allières), les spécificités des dialectes poitevins de la région étudiée ne sont jamais propres à celle-ci (on pourrait citer la diphtongaison de o dans le latin locu qui donne liu plutôt que lieu), et il est très malaisé d'y chercher un substrat limousin, voire vain. Il faudrait voir dans le vocabulaire mais poitevin comme limousin restent des dialectes gallo-romans ...

    En matière de toponymie également, cette région n'offre nullement de résidus notables d'un passé d'oc : le suffixe -acum (que les chercheurs contemporains associent de plus en plus à des racines descriptives et non plus anthroponymiques) donne -é/-ay alors qu'il donne dans des régions de passé "limousin" récent plutôt -at, souvent graphié -ac. On a donc Bobigné, Cerizay, Luché, Taizé, Glénay, ...

    Donc on peut toujours échafauder des hypothèses sur la situation du proto-roman au IXème siècle, tout ce que l'on peut dire c'est qu'avec ce que nous savons, nous ne pouvons conclure quoi que ce soit.

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  6. Eh bien, puisque vous me donnez le privilège de vous soumettre des régions. J’aimerai bien avoir une publication qui traiterait de ce croisement entre la Normandie, la Bretagne et le Poitou-Charentes. Il y a plusieurs Québécois qui sont originaires de cette région qu’on nommait autrefois : La Perche, le Maine et l'Anjou…

    J’aimerai bien aussi avoir une publication sur la Normandie mais cette fois plus proche de la Picardie. D’ailleurs, si vous vous sentez d’attaque faite donc aussi la Picardie et la Champagne.

    Ce sont pour l’instant les régions pour lesquelles je pourrais avoir de l’intérêt. Sinon après avoir eu plaisir à faire des comparaisons entre les Québécois et les Français de ces régions. J’aimerai bien voir d’autre région moins fréquente pour les origines de nos ancêtres québécois comme celle de l’Auvergne (J’ai souvent entendu parler des Français de cette région, ils ont un sentiment communautaire très fort en région parisienne apparemment.) l’Alsace (J’aimerai bien voir ces gens d’origine germanique pour constater le contraste entre l’est et l’ouest français.) et la Bourgogne (J’ai lu un peu son histoire, tout récemment, et je me questionne à savoir s’il a eu ou qu’il reste des types germaniques ou nordiques dans cette région.).

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  7. Merci pour vos éclaircissements Heraus.

    En ce qui concerne les suggestions de NOTRE TERRE QUÉBÉCOISE, je suis d'avis aussi que l'Anjou et la Limagne seraient des régions intéressantes à échantillonner.

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  8. J'espère ne pas dire de bétises, mais j'ai l'impression que le type "asiatique" des poitevins se rencontre égalament au Québec. J'ai aussi l'impression qu'il existe une grande homogénéité entre les populations de la façade Ouest de la France (Poitou et Saintonge).

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  9. C’est vers les Shetland qu’une bonne partie de cet échantillon nous invite à mettre le cap.

    Si l’échantillon des Shetland ne montre en effet pas beaucoup d’affinités avec la Scandinavie, ce qui est étonnant, il en montre avec la « Pictavie », ce qui ne l’est guère.

    Je comparerai ici l’échantillon shetlandais non seulement à celui de Bressuire, mais aussi à celui de Gaspésie et d’Aroostook, en raison de leur composante poitevine présumée. Je n’ai pas fait, par contre, de comparaison avec les échantillons bas-poitevins.


    Gauche : Shetland ; droite : Bressuire (Br), Gaspésie (G), Aroostook (Ar)

    A3 <-> G D8
    A5 <-> Br C4, Br C1
    B1 <-> G A7 (?)
    B2 <-> G D7
    B5 <-> Br C5, G B4 (?)
    B6 <-> Br C8, secondairement Br C7
    B7 <-> Ar D2
    B8 <-> Br C2, G B3
    C1 <-> Br A1
    C2 <-> (très approximativement) Br B7
    C4 <-> Br B8, Ar C6, Ar C8
    C5 <-> à la rigueur Br A2, mais plutôt G D2
    C6 <-> Br C8 ; cette Shetlandaise présente aussi un rapport avec Challans B3 qui, elle-même, renvoie à Hébrides C6
    D1 <-> visage apparemment ambigu, assez proche de Shetland D3 (qui n’est guère poitevin), mais qui évoque aussi Ar B7 et Ar D6 ainsi que le morphotype d’Aroostook
    D6 <-> Br C7 (correspondance pratiquement œil pour œil, dent pour dent)
    D7 <-> Br C6
    D8 <-> Br D1, C5

    Il y a dans l’échantillon d’Aroostook plusieurs visages qui ne me semblent guère « compatibles » avec le Poitou (A5, B1, C3, D8, voire A1 et A8). J’hésite à compter aussi la ressemblance entre Shetland C7 et Aroostook A1 au nombre des convergences Poitou-Shetland, malgré certaines affinités avec Bressuire D7. Il doit s’agir de convergences internes aux populations britanniques.

    En ce qui concerne l’échantillon des Shetland, on peut, parmi les visages non mentionnés, considérer comme compatibles avec le Poitou B3, D2 et D4 (entre autres).


    Le fort brachymorphisme des Shetland semble correspondre à celui de Bressuire. Fréquence des traits « potelés » d’un côté et de l’autre, également (peut-être davantage dans les Shetland).

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  10. Migrations pict(onn)es ? Peut-être. Mais l’hypothèse se heurte cependant à quelques difficultés, qui ne doivent cependant pas être insurmontables. La première est que la région de Bressuire n’était pas en zone à monnayage majoritairement picton, mais armoricain, de même que les Mauges, la moitié nord de la Vendée et le sud de la Loire-Atlantique (cf. Carte archéologique de la Gaule, La Vendée, p. 45). En Vendée, le pays des Ambilatres (appelons-les ainsi, bien que cette dénomination ne soit pas certaine) était séparé de celui des Pictons par le petit fleuve Lay, du moins dans la région du cours supérieur de celui-ci.

    Cette séparation n’implique cependant pas une grande différence ethnique. Le territoire des Aulerques (Maine) était divisé de la même façon par la Sarthe, rappelle Jacques Lacroix (Les noms d’origine gauloise, La Gaule des Dieux, p. 161).

    Sous Auguste, le territoire ambilatre sera intégré à la cité des Pictons, et ses habitants seront eux aussi appelés Pictons ou Pictaves.

    Ne pourrait-on concevoir que, de façon analogue, des Ambilatres participant avec les Pictons à une migration vers les Îles aient été assimilés à ceux-ci ?

    Selon certains textes mythologiques irlandais, les Pictes d’Irlande et d’Ecosse étaient d’origine pictonne, et il pourrait bien y avoir, à l’origine de ces récits, un peu plus qu’une de ces étymologies fantaisistes dont le moyen-âge était parfois friand et qui incitait par exemple à rapprocher les Scots des Scythes.

    ttp://svowebmaster.free.fr/Histoire_Pictes.htm
    ttp://svowebmaster.free.fr/Histoire_Pictes2.htm
    ttp://svowebmaster.free.fr/symbole_main_rouge.htm
    ttp://lamainrouge.wordpress.com/2007/04/14/symboles-pictons/

    Xuesheng

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  11. « On lit dans une revue de l’Unesco consacrée aux « Celtes » que l’Ecosse a été peuplée de « Pictes mystérieux » : pauvres Pictes, dont le seul mystère est de savoir pourquoi ils ont quitté leur bonne ville de Poitiers (Vienne) pour aller jouer aux fantômes dans les Highlands. » écrit Jean-M. Ricolfis dans « Celtes et Gaulois ; la langue » ( p. 10) *.

    On peut se demander si Ricolfis, qui ironise sur d’autres pseudo-mystères et des étrangetés toutes relatives, n’aurait pas raison et s’il n’y aurait pas entre les Pictons de la Pictavia continentale (Poitou) et les Pictes de la Pictavia calédonienne, auxquels doit être lié le « picton blue », plus qu’une identité de nom. Quant aux liens culturels entre les deux peuples, peut-être y a-t-il des éléments dans l’article « Mélusine, dame des Pictes » du bulletin de la Société de Mythologie Française. La fée Mélusine (« fille du roi d’Ecosse ») est très présente en Poitou.

    Les deux autres échantillons écossais du blog ne contredisent apparemment pas l’hypothèse pictonne/pictave, sans en confirmer non plus indubitablement le bien-fondé.

    Pour la petite histoire : Bressuire a déjà renoué, sinon avec les Shetland, du moins avec les Highlands, en organisant régulièrement les Highland Games depuis plusieurs années.

    ttp://www.thisfrenchlife.com/deuxsevres/2010/05/world-championship-highland-games-at-bressuire-12-13th-june-2010.html


    * Le passage d’où est tirée cette citation est le suivant : « Aussi bien, on ne connaît rien du gaulois et les quelques mots recueillis n’ont pas livré leur secret. Le lecteur sait d’ores et déjà que c’est faux, mais qu’il est dur de ne pas compter le gaulois dans « les langues mystérieuses ». Le public aime les langues mystérieuses, comme l’étrusque ou le basque. On lit dans une revue de l’Unesco consacrée aux « Celtes » que l’Ecosse a été peuplée de « Pictes mystérieux » : pauvres Pictes, dont le seul mystère est de savoir pourquoi ils ont quitté leur bonne ville de Poitiers (Vienne) pour aller jouer aux fantômes dans les Highlands. Sur l’Irlande, un guide flambant bleu et neuf nous apprend avec un frisson d’angoisse qu’en y allant vers l’Ouest, on a des chances d’y entendre « une langue étrange », sans doute celle des indigènes, vêtus de peaux de bêtes et, comme les décrivait Strabon il y a une vingtaine de siècles, se livrant à l’anthropophagie entre deux lampées de cervoise Guinness. »

    Xuesheng

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  12. Aux comparaisons qui précèdent, j’ajouterai celles-ci :

    A1 <-> La Rochelle B1 (Anthrofrance, Saintonge-Aunis)
    D2 <-> La Rochelle C1

    Xuesheng

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  13. L’échantillon de Bressuire comporte, d’une part, des individus alpins présentant, pour certains, les traits pseudo-mongoloïdes possibles dans la configuration alpine et, d’autre part, des types franchement mongoloïdes. A3 est l’exemple le plus net de cette deuxième catégorie et est bien distinct des alpins « classiques » que sont, parmi plusieurs autres, C1 et C4. Les deux types peuvent bien sûr se combiner (exemple probable : B1).

    Les types mongoloïdes sont peut-être la trace de l’implantation taïfale du Ve siècle. Il est en effet possible - mais non certain - que les Taïfales aient été des Turco-Mongols ou des Eurasiens. Ils se sont installés en Poitou à la fin de l’Empire romain et il y avait à Poitiers un préfet des Sarmates et des Taïfales.

    Ces types mongoloïdes n’apparaissent pas dans les échantillons saintongeais et angoumoisins. Il n’y a pas non plus de visages portant une forte marque extrême-orientale dans les échantillons de la Vendée départementale, mais ces types se rencontrent quand même parfois en Vendée. Voir aussi Cholet A2 et Clisson C1, ainsi que Saint-Maixent (troisième photo) :

    http://anthrocivitas.net/forum/showthread.php?t=10213

    et peut-être la sixième photo de cet échantillon de la Gâtine poitevine :

    http://anthrocivitas.net/forum/showthread.php?t=797

    Les types eurasiens de Bressuire-Thouars sont absents de l’échantillon des Shetland, mais influent sur celui de Gaspésie. C’est qu’ils sont apparus en Poitou après la migration présumée vers l’Ecosse et très longtemps avant celle qui a eu lieu vers le Canada. Dans l’échantillon des Shetland, il y a des types pseudo-mongoloïdes, mais pas de faciès réellement mongoloïdes.

    Il ne semble pas non plus qu’il y ait de mongoloïdes dans le Connacht malgré les liens manifestes qui unissent cette province au Poitou. Par contre, il y a en Irlande comme dans les Shetland des visages très brachymorphiques et pseudo-mongoloïdes.

    Xuesheng

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    1. Effectivement comme vous le soulevez, il est possible de relier les types mongoloides aux taifales. Toutefois, nous ne savons pas grand choses d'eux à part qu'il s'agissait d'un peuple Iranophone, donc cousins des Alains, - et peut-être des ancêtres des Croates (slavisés pour leur part). Tant que nous n'aurons pas plus d'avancée sur la génétique nous ne pouvons pas faire de réponse définitive. A l'heure actuelle, seule la Hongrie possède un marqueur génétique significatif de la contribution "turco-mongole" de l'orde de 5 %. Pour la France c''est insignifiant. Je serais toutefois curieux d'en savoir plus sur la composition génétique de la population du haut poitou. Les taifales n'étaient pas des envahisseurs de passage, et sont restés, ont fait souche, on les retrouve d'ailleurs encore mentionnés au VII ème siècle en tant que tel, donc distinct des populations de la région qui compose le haut Poitou. Mystère...passionnant

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J'ai choisi de laisser les commentaires ouverts. Cependant vous perdrez votre temps à me sermonner et à me traiter de fasciste (ce que je ne suis vraiment pas) : je vous prie de lire mon introduction qui saura vous rassurer quant à mes intentions. Dans l'amateurisme le plus complet, je n'agis que dans un but de connaissance. Je comprendrai aisément que vous ne partagiez pas mon intérêt pour l'histoire du peuplement du monde, abstenez-vous de vous donner facilement bonne conscience sur le dos d'un travail qui se veut avant tout documentaire et humble.

I've chosen to let people comment freely on my posts. Nevertheless, you'll lose your time taunting me and calling me a fascist (which I'm really not) : I pray you to read my introduction which will reassure that my intentions genuinely aim at achieving amateurish knowledge. I understand that you may not share my passion for the history of the peopling of the World, just don't let me know as clear conscience gained by bashing a humble documentary work is useless.

http://anthrofrance.blogspot.com/2009/05/introduction.html